Soins énergétiques et quantiquesDurant mon enfance, j’ai baigné dans un enseignement spirituel qui, pour ma plus grande bénédiction, m’a inculqué le sens du Sacré plus que celui du dogme. Au gré de l’intuition, j’ai été poussée vers la voie orale du chamanisme d’Asie Centrale. J’ai appris à discerner le canevas de la Grande Vie et, bien plus tard, à me percevoir en tant que microcosme dans ce macrocosme.

Dans un autre ordre d’idées, je m’étais toujours promise de revenir en Inde après y avoir été, car il m’en était resté un sentiment d’inachevé, de quelque chose que j’avais manqué, d’une dimension que j’avais omise de voir.

J’ai vécu des expériences auprès de l’Umbanda au Brésil, puis j’ai habité à Madagascar où j’ai approché et me suis enrichie d’autres visions. Par la suite, c’est un chamane d’origine sibérienne qui m’a révélé d’anciennes mémoires et transmis ses techniques, un enseignement oral principalement axé sur l’ouverture du chakra du cœur, le siège de l’âme, la Voie Christique (à ne pas confondre avec le christianisme),

Les enseignements que j’ai reçu m’ont été transmis dans des cadres difficiles d’accès et les chamans de cette époque (1983-1995) ne couraient pas le net comme aujourd’hui. Chamanisme est aujourd’hui un terme galvaudé et souvent vidé de son sens originel. Un marché auquel j’ai heureusement échappé.

Quand mon fils, aujourd’hui adulte, eût deux ans, je vécus une expérience de vie dans une multi-dimension qui m’était alors inconnue, elle s’est inscrite et a modifié ma perception du monde et de la vie. Le canal qui s’est ouvert était fabuleux, mais aussi très exigeant, et j’avais du mal à gérer ce que je vivais.

Après avoir voulu me réfugier dans un monastère alors que j’étais mère, le message qui m’avait été donné était que j’étais née pour être dans le monde, et non à l’écart de ce monde que je voulais fuir. Je n’arrivais pas à mener les deux espaces à la fois, vie spirituelle et mystique dans la vie du quotidien, je n’avais pas assez d’assise et surtout de discernement. J’ai demandé à ce que le canal se ferme et fis la promesse de revenir à l’âge de soixante ans, en sachant que ce que je demandais de quitter volontairement pouvait ne jamais revenir.

Par la suite, j’ai travaillé dans le monde du spectacle, administration et surtout programmation artistique. J’ai assuré des mandats auprès d’instances officielles, mais en moi je ressentais toujours une dichotomie entre ce que je faisais et ce que j’étais. En 2006 un  passage saturnien faucha mes illusions. Après avoir beaucoup combattu, alors qu’il fallait laisser faire, j’ai tout perdu et j’en ai gardé beaucoup de colère, qui n’est pas la meilleure des conseillères. Au cours d’un tournant affectif en mars 2011, je me suis réveillée. J’ai entendu la voix me dire qu’il était temps de revenir et d’aller vers ce pour quoi j’étais faite, que les temps changeaient et qu’il y avait urgence à reprendre la route que j’avais volontairement laissé, et j’ai commencé à lâcher prise.

Deux semaines plus tard, au cours d’une conversation, un ami me demanda ce qui me ferait plaisir là, maintenant, et je lui répondis spontanément « Aller en Inde pour refaire du Yoga, me reconnecter et me faire du bien », il  m’offrit le billet d‘avion! Puis l’argent pour partir se présenta en un claquement de doigts. alors que ma situation financière n’était pas reluisante.

Deux semaines avant de partir, je fis l’expérience de la diète des plantes, avec une question préoccupante, mon avenir professionnel. La réponse fut très claire : « Tu verras à Rishikesh ». C’est alors que je me souvins que je m’étais promise de retourner en Inde pour continuer quelque chose d’inachevé, et retournai dans le pays le plus mystique de la planète.

Dix jours avant mon retour, par l’intermédiaire d’une discussion autour d’un livre de Sri Yukteswar « La Science Sacrée » que j’avais trouvé par des circonstances incroyables à Paris en 1996, j’ai assisté à une Puja du soir (vêpres) puis à la méditation, celle qui allait rester gravée dans mon cœur. Ce soir-là, le canal volontairement coupé se rouvrit par la grâce du Mah Avatar Babaji. Ce fut incroyable, inimaginable. ma perception du monde avait changé. Ce recul sur la vie et ses évènements m’a permis, en une étincelle de grâce, de voir toute la magie de la vie, de voir toutes les étapes qui m’avaient amenée à cet instant si précieux, au cours duquel l’on peut voir que les évènements vécus revêtent alors tout leurs sens. Il n’y avait plus de colère, j’avais compris les mécanismes, l’important c’est d’en être constamment consciente et de rester vigilante.

L’on dit en Inde « tu ne cherches pas ton maître, c’est lui qui te trouve ». Effectivement, je ne cherchais pas de maître et j’avais toujours été un peu réticente aux idées d’aventures spirituelles que les gens vivaient dans le pays des gurus.

Comme les choses en Inde se font bien, l’année suivante je rencontrai une femme extraordinaire pour ses qualités de cœur et de connaissances, Sri Ma Amodini Saraswati. Elle est de la lignée du Kriya, c’est une sadhvi, une Nag, mais elle est aussi Docteure en sociologie, diplômée de l’Université de Berkeley, astrologue et bien d‘autres choses encore. Lors de la Kumba Mela de 2013 à Allahabad, elle me baptisa du nom de Swaleela Devi. Dans ce même lieu chargé de spiritualité depuis des millénaires, il m’a été redit que je n’avais pas besoin d’aller dans une voie monastique, mais bien de vivre la spiritualité en restant dans le monde, et non isolée du monde. La boucle était bouclée.

Quand je revis Sri Ma Amodini Saraswati début 2014, alors que ma vie matérielle et professionnelle ne tournaient pas rond, elle me remit en place et me donna l’ordre de recommencer rapidement à pratiquer tout ce que je savais déjà depuis fort longtemps et que j’avais mis de côté, que j’étais faite pour soigner l’âme et aider les gens à se retrouver.

Sous ses ordres, J’ai rapidement compris qu’il y avait urgence, à reprendre véritablement le chemin de la vie pour laquelle j’étais faite. La vie et ses facettes nous indiquent, si l’on sait lire le message, le chemin vers lequel se tourner. C’était une autre façon de se comporter face aux évènements, un sentiment d’engagement. J’ai établi la liste des dons qui m’ont été donnés, ainsi que des techniques qui m’ont été enseignées au cours de ma vie. J’ai commencé à pratiquer comme un vrai travail ce que je faisais auparavant auprès d’amis pour les soulager.

Aujourd’hui, les choses sont beaucoup plus claires, je me sens en phase avec ce que je fais et n’ai plus ce sentiment de dichotomie. Je marche enfin sur ma route et suis reconnaissante au Tout, à toutes et tous. J’aimerai faire ici un petit clin d’œil au livre L’alchimiste de Paolo Coelho,  qui retrace la quête d’une personne à la recherche d’un trésor et qui, après avoir fait un très grand voyage, le retrouve en rentrant chez lui. C’est un peu le parcours de chaque personne qui cherche, et qui fût le mien.

Je remercie pour les dons qui m’ont été offerts afin d’aider celles et ceux qui en ont besoin et tous les acquis qui m’ont été donnés, transmis et enseignés par ceux que j’ai croisés sur ma route. Je remercie également toutes les expériences que j’ai vécues, que je jugeais parfois positives ou négatives, alors qu’elles ont toutes leur raison d’être. J’ai appris que chaque chose est à sa place, que ce qui est n’est en fait pas le reflet du mental et que ce que l’on croit voir ou comprendre n’est pas toujours tel qu’on le perçoit.

L’essentiel de la vie est l’apprentissage suivant: Modifier sa pensée de « Je suis Je » pour « Je suis Lui, je suis ce Mystère, je fais un avec le Mystère ». Intégrer cette perception de soi donne du sens à notre vie au quotidien.

C’est ainsi qu’avec joie et humilité, j’ai accepté de laisser parler le canal que l’on me permet d’utiliser chaque jour. Avec gratitude je remercie le Un de pouvoir éclairer et aider les personnes à avancer sur leur chemin. Je suis heureuse de leur transmettre les clés de la reconnaissance de l’âme, témoin de nos mémoires, et reconnaître par ce biais ce qu’elles devraient réaliser pour accomplir leur vie.